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Une plongée de nuit en Norvège: Spectaculaire!

Lorsque j’étais en Gaspésie, j’organisais beaucoup de plongées de nuit.  Parce que la nuit les animaux sont beaucoup plus actifs que dans le jour.  En tout cas, c’est vrai dans le Saint-Laurent.

Il y a les morues qui entrent en chasse.  Dans le jour, on les aperçoit difficilement, toutes cachées qu’elles sont.  Mais la nuit, elles se placent en suspension, attendant le passage d’une proie ou d’une autre.  Ce qui les rend facilement observables pour les plongeurs.

Et il y a la bioluminescence.  Cette eau qui devient fluorescente à cause du plancton, c’est d’un spectaculaire sans nom.

En Norvège, ils ont aussi compris tout l’intérêt qu’il y a à plonger de nuit.  Et ç’a donne des vidéos spectaculaires.  Comme celui-ci!

 

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À faire frémir!

La plongée, c’est un sport techniquement assez facile.  Dit-on.  Mais c’est un sport qui comporte malgré tout des risques importants.  On a tous entendu parler d’accident de décompression, de surpression pulmonaire, de noyade, etc.

Pour certaines autres personnes, les risques de la plongée sont plutôt liés aux animaux qu’on pourrait rencontrer sous l’eau.  Certains ont peur des requins, d’autres des méduses ou des serpents marins.  Mais comme je le dis dans mes cours, les animaux seront toujours moins dangereux que la plongée en elle-même.

Il y a un risque auquel on ne pense toutefois pas spontanément.  Et c’est ce qui pourrait nous passer sur la tête alors qu’on est au fond de l’eau.  Ce plongeur l’a appris de spectaculaire façon.  Gageons qu’il retiendra la leçon!

 

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Des épaulards en chasse: des images époustouflantes!

Il y a des endroits sur cette planète où l’on peut assister à des comportement animaliers qui sont vraiment extraordinaires.  La Scandinavie en est un.  On peut y observer, en apnée svp, des épaulards.

Voir des épaulards, c’est une chose. Bien sûr.  Mais les observer alors qu’ils sont en chasse en est une autre.  Et dans cette vidéo (voir lien ci-bas), c’est justement cela que l’on voit.

Dans la vidéo, le groupe d’épaulards s’attaque à des harengs.  On voit bien les cétacés servir de solides coups de queue dans le peuple des harengs.  Les poissons ainsi assommés sont rapidement avalés par les épaulards.

En contemplant ces comportements, on peut avoir une idée de la quantité astronomique de poissons qu’il est nécessaire de retrouver dans les océans pour nourrir de si gros animaux.

Je suis toujours impressionné quand je pense au fait que les grands rorquals bleus qui fréquentent le Saint-Laurent doivent manger environ 3 à 4 tonnes de krill (petites crevettes) par jour pour refaire leurs masses graisseuses qui ont fondu comme neige au soleil alors qu’ils étaient loin de leurs réserves de nourriture estivales.  3-4 tonnes de krill, ça représente des milliards d’individus!

Dans le Saint-Laurent, les épaulards se font plutôt rares.  On signale quand même leur présence à chaque année.  Mais davantage du côté de la Basse-Côte-Nord.  Il arrive que des épaulards viennent faire un tour dans le coin de Baie-Comeau, mais il faut être très chanceux pour les apercevoir. En tout cas, moi, je n’en ai jamais vus.

Les épaulards sont, du côté-ci de l’Atlantique, des chasseurs de mammifères marins plutôt que des chasseurs de poissons.  L’an passé, lorsque je discutais avec Richard Sears qui est le fondateur de la Station de recherche des îles Mingan et l’un des plus grands spécialistes de la baleine bleue sur la planète, il me racontait avoir assisté, il y a plusieurs années de cela maintenant, à une chasse d’épaulards dans le coin de Longue-Pointe-de-Mingan.  Les épaulards avaient pris en chasse un petit rorqual.  À chasse nouvelle attaque, les épaulards déchiraient les chairs du petit rorqual.  Ils finirent par couronner leur chasse de succès. Le petit rorqual succomba.  Les chercheurs retrouvaient même des bouts de lambeaux de petit rorqual à la surface, ce qui illustrait bien la violence des attaques qui avaient eu lieu sous leurs yeux.  Les chercheurs en rapportèrent à la station et goûtèrent du petit rorqual.

Je ne me souviens par contre pas s’ils ont trouvé ça bon…

 

2016-11-12 – Spectacular close ups of herring feeding orcas from Jonas Follesø on Vimeo.

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Rencontre-surprise avec le requin du Groenland

Ce chercheur ne s’attendait pas à voir un tel animal apparaître sur sa caméra.

Il a descendu une caméra dans une bulle de verre au large de la Russie.  Et c’est le très furtif requin du Groenland qui est venu le saluer.  Le chercheur n’en revenait pas!

Cette rencontre a eu lieu en 2014.

À Baie-Comeau, ce requin était très présent avant 2010.  Espérons que l’été prochain, il viendra nous saluer à nouveau dans les eaux froides et belles du Saint-Laurent!

* La vidéo est en anglais

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Lock 21: une belle plongée de novembre

Signe des temps dits modernes, le mois de novembre est plus doux que jamais.  En tout cas, dans le coin de Montréal, c’est le cas.  Ça nous a par conséquent donné le goût de remettre notre équipement de plongée à l’eau.  Pour ce faire, direction Ontario.

Mon camarade Patrice connaît bien les sites de ce secteur.  Il a multiplié les plongées là-bas durant 10 ans.

Pour cette sortie automnale, il m’a proposé le Lock 21.  Proposition acceptée!

Ce site d’une profondeur d’environ 60 pieds se trouve dans le coin de Cornwall et de Long-Sault.  Il s’agit donc d’un site qui se trouve dans le fleuve Saint-Laurent.  Au fond des eaux, on y retrouve une ancienne écluse inondée.  Celle-ci fut construite à la fin du XIX siècle.  Elle devint inopérante avec la construction de la voie maritime du Saint-Laurent en 1959, opération qui inonda bien des secteurs, dont celui de cette écluse.

Plonger le Lock 21 n’est pas pour les débutants.  Il y a là un courant puissant qui peut vous mener bien loin d’où vous vouliez aller.  Il faut impérativement maîtriser la boussole pour être certain de revenir à bon port une fois que l’exploration est terminée.  Il faut aussi faire attention aux herbes et autres cordes qui pourraient se prendre dans votre équipement.  Comme si ce n’était suffisant, la visibilité est assez moyenne merci.  Pour ne pas dire médiocre.  Il est rare qu’elle surpasse les 20 pieds.

Sous l’eau, il est possible de voir les vannes de l’écluse, ou le passage où les gens se promenaient, de même qu’une espèce de voie ferrée.  On voit aussi toute la structure de bois de l’écluse.  En contre-plongée, ça donne un coup d’oeil fort intéressant.

Gros bémol par contre:  comme partout ailleurs dans le Saint-Laurent d’eau douce, le gobie à tache noire de même que la moule zébrée sont omniprésents.  Il s’agit de deux espèces envahissantes qui sont arrivées chez nous par l’eau des ballast des navires.  Pour vous consoler, gardez l’oeil ouvert. Car vous pourriez apercevoir quelques dignes individus d’espèces indigènes.  Notamment la perchaude, le doré et l’achigan.

Pour un aperçu de la plongée, c’est par ici: